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Sur terre comme au ciel

La religion peut être une pomme de dis­corde, un filtre sur la réalité, un élé­ment culturel ou un agent de liaison. Que devons-nous et que pouvons-nous en faire, alors que la sécularisation occi­dentale ne trouve pas de sol fertile dans le reste du monde ?

Pour certains l’apocalypse n’est pas loin.

Le fanatisme avec le­quel certains courants religieux terrorisent l’ordre mondial semble accélérer à lui seul la dé­rive des continents. La terre gémit. N’est-il pas préférable pour la coopération entre le Nord et le Sud, entre l’Ouest et l’Est, de se détacher des religions ? Sur le Vieux Continent, les comptes sont déjà faits : la religion, perçue comme une expression in­dividuelle de l’émotion la plus personnelle qui soit, n’influence plus vraiment la vie publique. Faut-il attendre que le reste du monde se sécularise pour se développer ? Allons-nous alors enfin nous comprendre ? Verra-t-on arriver le calme et la prospérité lorsque la mère de tous les tourments aura été réduite au silence ?

À moins que la question centrale ne soit tout autre… Est-ce qu’une ouverture et un respect renouvelés envers la religion insuffleraient un nouvel élan dans les rela­tions Nord-Sud ? La religion comme matière première pour le dialogue ? La proposition est osée et mérite une profonde réflexion qui pourrait bien se transformer en leçon de mo­destie.

“In God we trust”

Même si l’Occident est ouvertement séculari­sé, le quotidien de trois quarts de la population mondiale est empreint d’une certaine dose de religiosité. Primitif ? Que dire alors des Etats- Unis, où le protestantisme a forgé la mentalité de fond en comble ? Le respect pour l’esprit d’entreprise, la notion de prédestination et la préoccupation morale qui l’accompagne, “l’axe du mal” en perpétuel mouvement, les dollars marqués de in God we trust… Aucune culture n’est totalement dénuée de religion. Et aucun système de valeur ni aucune religion n’a de signification universelle.

La religion comme clef

« Nous sommes fascinés par le mode de vie des populations étrangères, mais il est im­possible de connaître une culture sans com­prendre et respecter la religion dont elle est issue », nous dit Luc Collès, professeur en didactique de l’inter­culturel à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve. « La religion ne relève pas uniquement du culte, mais aussi de la culture. Il existe un lien indissociable entre la culture arabe et l’islam, entre la culture indienne et l’hindouisme, entre la culture chinoise et le shintoïsme, entre l’Occident et la chrétienté. La religion n’est pas simplement une manifestation de la culture, mais la clef qui permet de la dé­chiffrer. Par exemple, le langage de nom­breuses populations est truffé de termes et de concepts religieux. Ce langage reli­gieux façonne leurs pensées et exprime leur vision du monde et des hommes. Les mots peuvent avoir un contenu très diffé­rent d’une culture à l’autre en raison du contexte religioculturel. Ces subtilités nous échappent bien souvent, ce qui en­gendre des malentendus.»

Culture ≠ civilisation

« Comprendre et respecter les cultures im­plique aussi la reconnaissance d’une équi­valence. Aucune culture, y compris sa pré­férence religieuse, ne peut prétendre être universelle, ni être d’un degré de civilisa­tion supérieur. La culture et la civilisation sont deux choses différentes : la culture est porteuse de valeurs et de savoirêtre, tandis que la civilisation est l’ensemble des moyens techniques et des connaissances que l’on peut acquérir sans renoncer à sa culture. Même quand un peuple atteint un niveau très poussé de civilisation, la culture locale peut et doit continuer à être respectée en tant que valeur inaltérable. L’aide occidentale est souvent perçue par la population locale comme un acte de territorialisme, du fait que le modèle de civilisation apporté ne laisse aucune place aux spécificités culturelles et religieuses des bénéficiaires. Inversement, un expat peut faire preuve du plus grand respect envers la vie religieuse de la population locale sans renier sa propre perception des hommes et du monde.»

Apprendre un langage symbolique

Gerrie ter Haar est professeur émérite en Religion et Développement à l’Internatio­nal Institute of Social Studies de l’univer­sité Erasme d’Amsterdam. Selon elle, la coopération au développement doit trou­ver, en théorie et en pratique, quelle place nous accordons à la religion. « Nous avons ignoré le phénomène religieux pendant si longtemps, ou alors nous laissions faire tant que les gens sui­vaient. Ce genre de coopération est tout sauf durable. Nous pouvons tout au plus obtenir un changement de comportement superficiel, mais dès que nous avons le dos tourné, les gens se comportent à nouveau comme avant. Ils ne sont aucunement dis­posés à se détacher de leur perception reli­gieuse du monde et ils n’ont pas non plus à le faire. Le paradigme économique pèse lourdement sur la coopération au déve­loppement, mais la religion fait tout au­tant partie du domaine public. La religion contribue à la formation de l’identité ; elle crée une image de soi, une dignité et une conscience de soi. Pour pouvoir entrer en contact, nous devons apprendre le lan­gage des personnes qui ont une perception religieuse du monde. Nous avons parfois le sentiment que ce langage est en contra­diction avec nos propres valeurs, mais le langage religieux n’est pas différent des autres langages symboliques. »

Iconoclasme inutile

Luc Collès confirme : « L’idée selon laquelle la sécularisation conduit au développe­ment est une aberration totale. Les reli­gions sont porteuses de nombreuses va­leurs (oubliées). Les mythes racontent des vérités sur la vie et ont, de ce fait, une va­leur d’éternité. Ils font respirer les gens, et peuvent même les sauver. Dans le Goulag, les groupes qui avaient en leur sein des conteurs avaient les plus grandes chances de survie. Il en va de même des symboles, porteurs des représentations communes d’un peuple. Nous pouvons parfaitement adopter un langage scientifique dans des domaines techniques, mais nous ne pou­vons pas toucher aux symboles et aux mythes. Dans notre admiration infinie pour la raison, nous avons éliminé inuti­lement de très nombreux mythes et sym­boles. »

Ressources propres

Respecter l’univers religieux de chacun permet d’éviter ce que Gerrie ter Haar appelle une collaboration purement ins­trumentale ou même exploitante avec les églises locales. « La collaboration avec des communautés religieuses est encouragée par certains pays ou certaines organisa­tions séculaires, car les églises ont facile­ment accès à la base et contribuent ainsi à la réalisation de leurs objectifs. Il s’agit d’une approche trop superficielle. Je plaide pour que nous ajoutions aux moyens matériels de l’aide au déve­loppement les ressources spirituelles dont les gens disposent. Si les gens veulent prier dans une communauté ecclésiale pour leur guérison, cela peut constituer une force pour eux. Donnons de l’espace au côté positif de la religion, afin que cette ressource puisse être utilisée de manière fructueuse pour le développement de la communauté locale elle-même. Ceci n’exclut pas, bien entendu, qu’une assistance médicale ou technique doive éga­lement être fournie. »

Un sachet de préservatifs

Et c’est là précisément que le bât blesse. Il n’est pas rare que les religions se montrent méfiantes ou réfractaires à l’égard de solu­tions proposées par des scientifiques et des ONG face aux grands problèmes de dévelop­pement, en particulier dans le domaine médi­cal. Songeons par exemple au rejet de l’utilisa­tion du préservatif dans la prévention au sida. Est-on confronté aux frontières de la liberté religieuse ?

Selon Gerrie ter Haar, la question est souvent bien plus subtile qu’elle n’y paraît. « Nous supposons trop vite, sur base d’un discours simplifié, que les religions sont opposées à la prévention. Mais, chez les musulmans, le débat sur le sida et le préservatif est aussi prioritaire, comme en témoignent les diffé­rentes conférences islamiques sur le sida. Simplement, ils s’y prennent différemment par rapport à nous. Il n’y a pas de conflit entre des valeurs absolues, telles que le respect pour la vie, mais bien entre les manières dont elles sont vécues. Sou­vent, les musulmans s’opposent plutôt à l’imposition du préservatif qu’à son usage en tant que tel, admis dans certains cas. En outre, la façon dont nous transmettons notre message ne s’accorde pas toujours avec les sensibilités locales. Ainsi, on ne rendra pas l’utilisation du préservatif acceptable en agi­tant un grand sachet. »

Eau bénite

Brenda Bartelink est chercheuse auprès du Centre d’expertise en Religion et Dévelop­pement (Fondation Oikos). Dans sa thèse de doctorat, elle étudie comment des organisa­tions d’inspiration religieuse se positionnent par rapport à la sexualité et à la prévention contre le sida. « Notre jugement sur le désin­térêt des religions envers le discours sur le sida manque de nuance. Nous devons aus­si revisiter l’idée que nous avons de notre propre vision soidisant neutre de la santé. La coopération au développement est tech­nique et professionnelle, ce qui nous donne l’illusion de travailler de manière scien­tifique et donc détachée de toute valeur. Chaque ONG a toutefois une mission et elle opère donc inconsciemment un transfert de valeurs. Nous devons créer l’espace pour parler de nos mobiles. Montrer de l’ouverture quant à nos moti­vations et aux libertés (sexuelle, politique, religieuse,…) que nous défendons favorise le dialogue. S’agitil d’un plaidoyer pour les religions ? Non, le Centre d’expertise prône le pluralisme, mais nous plaidons pour une attention accrue à la religion dans les processus de développement, car elle aborde les sujets de société importants. Ainsi, l’église orthodoxe éthiopienne bap­tise les croyants avec de l’eau bénite pour favoriser la guérison du sida. Ce rituel de l’eau occupe une place importante dans la culture éthiopienne. L’idéal consiste donc à chercher le lien entre les différentes pers­pectives : religion et prévention scienti­fique contre le sida. On ne peut pas non plus nier que dans de nombreux pays, les églises jouent un rôle important dans l’aide sociale et qu’elles comblent souvent le trou laissé par les pouvoirs publics. Elles assu­ment une responsabilité à partir de leur motivation religieuse. »

Chefs religieux

La collaboration avec les chefs religieux nécessite une approche adéquate, estime Bartelink. « Qui représententils ? Au plus haut niveau, les rencontres interre­ligieuses sont organisées avec beaucoup de chichis, mais au niveau local des en­tretiens ont souvent déjà eu lieu depuis longtemps et musulmans, chrétiens et hin­dous se retrouvent autour de thèmes tels que le sida. Les dissensions religieuses se remarquent très vite, mais il existe éga­lement d’innombrables récits d’entente. Malheureusement, ils n’atteignent pas la presse. »

Les chefs religieux peuvent jouer un rôle très important en matière de développe­ment, d’après Luc Collès. « Ils sont – bien plus que chez nous – animateurs, conseil­lers et modèles pour leur communauté. Il faut les impliquer pour définir une argu­mentation approfondie et pour maintenir ouverte la communication avec d’autres confessions. Dans le passé, on a trop sou­vent mis l’accent sur les lignes de fracture culturelle. Il est temps de rechercher, par le dialogue, ce qui nous unit : le cocultu­rel. Tant l’Occident que le monde isla­mique devront se remettre en question. L’Occident sécularisé doit s’attaquer au démon de l’ethnocentrisme et cesser d’im­poser sa culture. Mais l’Islam se trouve lui aussi dans une impasse historique : après le douzième siècle, il s’est retrouvé prisonnier d’une interprétation littéraliste du Coran et s’est replié sur ses propres racines. Nous sommes aujourd’hui dans une modernité radicalement différente, qui est pluriculturelle et métissée. Nous ne devons plus aller à la recherche de la plus grande pureté et homogénéité possibles, mais bien d’un dialogue de cultures. Ce faisant, nous découvri­rons des valeurs que nous avions perdues, voire même que nous ignorions. »

Droits universels de l’Homme

Ter Haar et Collès ne disent pas pour au­tant qu’une approche religieuse de la réa­lité doit être défendue envers et contre tout. Ils placent tous les deux la frontière au ni­veau des droits de l’Homme et condamnent toute pratique qui les viole. Quand la reli­gion devient destructrice, nous devons nous y opposer, ce qui vaut pour chaque force idéologique négative. Lorsque la sor­cellerie menace par exemple le droit à la vie, la frontière est clairement dépassée. Pour Gerrie ter Haar, il ne suffit cepen­dant pas de mettre des balises et de dire ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Il faut également pouvoir proposer une solu­tion pratique. « Qu’en estil par exemple de la très controversée excision des femmes ? Cette pratique est inacceptable, mais si une femme non excisée ne trouve pas de mari et se fait exclure de la communau­té… Où doitelle aller ? Quelle alternative allonsnous lui proposer ? L’asile ? Notre sensibilité morale s’éteint rapidement et la femme n’a alors plus qu’à se débrouil­ler. À cet égard, je trouve qu’il est essen­tiel de laisser les organisations féminines locales, qui connaissent la matière, mener leur chemin. »

La religion comme pomme de discorde, la religion comme élément de liaison. Le monde souffle un coup de chaud, un coup de froid. Rien ne nous empêche toutefois, dans le cadre de la coopération au dévelop­pement, de donner d’ores et déjà une place, à côté de la notion de ‘mal nécessaire’, à celle de ‘ressource spirituelle’. Les sur­prises ne sont pas exclues !

 

 

 

Ruth Jansen, Collaborateur Islamic Relief

Islamic Relief offre une assistance à toute personne nécessiteuse, quelle que soit son identité. Les valeurs islamiques sur lesquelles l’assistance est basée correspondent aux droits universels de l’Homme. Nous mettons régulièrement en place des projets communs avec d’autres religions, par exemple la préparation à des catastrophes sur des sites religieux en Indonésie. Quelle est alors la spécificité d’un organisme d’aide islamique ? La collecte de fonds a toujours lieu pendant le ramadan et la fête du sacrifice, en raison du devoir de charité des musulmans. Au niveau du contenu aussi, le choix des projets a un fondement islamique. Le grand intérêt que nous attachons à l’aide aux orphelins remonte à la doctrine de Mahomet, qui prônait que celui qui a perdu son père est un orphelin et doit être aidé. C’est pourquoi Islamic Relief va prendre en charge la contribution économique qu’un père consacre normalement à l’éducation de son enfant. L’eau en tant que symbole de pureté occupe aussi une place centrale dans beaucoup de projets. Les préférences de nos donateurs, principalement des particuliers, guident nos choix vers certains pays ou projets. Le contexte religieux de notre organisation présente l’avantage de pouvoir atteindre plus facilement des communautés partageant la même pensée. Mais la communauté islamique n’est pas non plus une masse homogène. Il y a souvent une différence importante entre la doctrine officielle et la pratique. Islamic Relief est considéré comme une organisation ‘middle of the road’. Nous voulons nous adresser à l’ensemble des donateurs. Ce n’est pas toujours un choix évident, en particulier si nous voulons garder de bonnes relations avec les donateurs les plus conservateurs. Cela peut parfois avoir un effet paralysant.

Ton Groeneweg, Responsable programme de ‘Mensen met een Missie’ (organisme de développement catholique)

Nous choisissons expressément des partenaires faith-based de petite envergure et de courants divers. Pourquoi ? Parce qu’une base commune permet de nouer des relations profondes. Il y a une meilleure compréhension. Un Sud-Africain m’a dit un jour : « vous parlez notre langue, vous nous comprenez. Chez d’autres, nous devons masquer nos convictions ». Le discours occidental sécularisé suscite la méfiance des courants religieux, mais dans la pratique quotidienne il y énormément de nuances et de pragmatisme. Les dissensions naissent lorsque des thèmes sont discutés dans l’espace public et politique. De nombreuses organisations occidentales voient la vie religieuse comme quelque chose qui doit encore se développer. Ce qui s’oppose à toute notion d’égalité. Le modèle occidental reflète notre société occidentale sécularisée. Le Sud n’a pas nécessairement besoin de la même évolution.
La religion peut aussi être une source d’inspiration puissante. Les anciens missionnaires m’émeuvent : ils s’engageaient toute une vie et étaient souvent des gens très pragmatiques, qui ne cherchaient pas à convertir. Ils sont pour moi les précurseurs de la coopération car ils raisonnaient à partir du contexte local, auquel ils étaient étroitement liés après tant d’années. Le côté professionnel de la coopération, avec ses structures, ses résultats mesurables et ses interventions, est évidemment important, mais le caractère réfractaire du contexte local met quand même souvent des bâtons dans les roues. Dans la plupart des pays, la religion est une donnée culturelle importante et non une question relevant de la vie privée. Les célébrations et les rituels créent un lien. Une réunion qui s’ouvre par une prière, pratique courante dans le Sud, démarre tout autrement qu’une réunion qui s’ouvre par un ordre du jour. La prière unit les individus comme des éléments d’un ensemble plus grand. Je ne trouve jusqu’à présent pas d’alternative séculière pour cette source d’inspiration.

“L’idée selon laquelle la sécularisation conduit au développement est une aberration…”

 

Carol Sacré, présidente de la section Animation Socio-Culturelle et Education Permanente de l’IHECS, spécialiste des Eglises Pentecôtistes de RDC

De nombreux projets de développement se passent mal en raison d’une incompréhension sociale, culturelle ou religieuse. La tâche serait bien moins laborieuse si nous percevions la religion non plus comme un obstacle, mais comme une ressource capable de renforcer les individus et les collectivités. Les peuples qui sont confrontés à une crise économique ou militaire désorganisant la communauté connaissent aussi une crise identitaire. Dans bon nombre de pays, la réalité quotidienne est tellement dure que les gens cherchent une échappatoire. Ils ont alors le réflexe naturel de se tourner vers un dieu auquel ils accordent leur confiance. Au Congo, j’effectuais des recherches dans un centre pour la santé mentale et le traitement des maladies mentales. Là aussi, la religion jouait un rôle important. D’autant plus que la médecine moderne ne répondait pas suffisamment aux besoins psychologiques et mentaux des victimes. Malheureusement, une sorte de marché religieux a vu le jour en de nombreux endroits. On assiste à une compétition entre les religions qui manipulent les plus faibles. En Haïti, j’ai pu en voir les conséquences désastreuses pour la problématique du sida. Une religion, basée sur des influences traditionnelles, sévèrement catholiques et puritainesprotestantes, y dictait les règles. Je pense qu’aussi longtemps que les religions adoptent une forme saine, elles peuvent apporter une précieuse contribution thérapeutique à l’homme et à la collectivité.

Burkina Faso: l’union des religions pour la planification familiale

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Avec un taux de fécondité de 5,81 enfants par femme et un taux de croissance de la population de 2,9% par an, le Burkina Faso souffre de sa croissance démographique. À travers l’Union des Religieux et Coutumiers du Burkina, le pays expérimente depuis 2010 un projet de planning familial. Sa particularité est de faire émerger des textes religieux les éléments qui permettent de défendre l’espacement des naissances. Les projets qui se déroulent à Koungoussi et Diapaga concernent une centaine de leaders religieux et d’opinion et ont déjà touchés près de 6.000 femmes par les animations. Sur le terrain, on observe un changement progressif des mentalités, propice à une diminution de la natalité.

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