Si un bon coup de gueule de temps en temps peut faire du bien, la plupart du temps perdre patience et s’emporter est contre-productif au niveau relationnel. Quand l’irritation devient visible, elle laisse l’autre perplexe, voire méfiant, chose qui n’est pas idéale pour créer une relation constructive. Si l’énervement vous gagne dans la relation avec l'autre, les choses se compliquent. Celui qui est en face n’a en général pas conscience que son attitude peut énerver les autres.

 

 

Comment faire en pratique ?

 

1. Devenir attentif à nos énervements. Bien que cela puisse paraître évident, il n’en est rien. Nous ne sommes ni éduqués ni câblés neurologiquement pour porter attention et recul à nos stress (l’énervement en est une forme). Ainsi, prendre la bonne habitude de revenir sur ce qui nous énerve, installe progressivement un recul salvateur lequel permettra de faire baisser la pression.

 

2. Décider d’agir sur soi en priorité. Si de manière générale, une tendance propre à l’humanité est de décider que « c’est l’autre le con dans l’histoire », on aura compris que le problème est plus chez nous que chez l’autre... Il ne sert à rien de vouloir changer l’autre, s’il y a quelqu’un sur lequel vous avez un tant soit peu de contrôle, c’est vous-même.

 

3. Assouplir l’intolérance. Lorsqu’une intolérance par rapport à une attitude ou un comportement est détectée, on peut activer la zone de notre cerveau la plus subtile, la plus adaptée et la plus propice au changement : le cortex préfrontal lequel adore une série de choses toutes simples en apparence : la curiosité, l’acceptation, la nuance, la relativité ou encore la réflexion.

 

L’effet n’est pas garanti à court terme, mais la systématisation de la prise de recul, de l’acceptation que la solution se trouve en soi et enfin l’activation des vertus du cortex préfrontal permettent d’assouplir cette intolérance.

 

 

 

 

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