Echos Communication
L'association a pour objet la coopération au développement solidaire Sud-Nord et Est-Ouest par la
réalisation d'actions favorisant la reconnaissance des identités culturelles et l'échange sur pied d'égalité.

Nos projets

Ateliers


Echanges et interactions radiophoniques entre les pays du Sud
Les ateliers Intermondes
Dispositifs et opportunités d’échanges de savoirs dans la coopération décentralisée

Les ateliers Intermondes

Animés dans le cadre de l’exposition
« 1000 familles, l’album de familles de la planète Terre »
Parc du jardin Botanique - du 1er mai au 30 juin 2003

Yves COLLARD, Formateur à Média Animation, Journaliste à la Libre Essentielle
Tony DE VUYST Responsable des collections thématiques de la Médiathèque
Fabienne THOMAS Membre du Groupe de Recherche en Médiation des Savoirs (GreMS), Chargée de mission au Centre D’Études de la communication (CECOM), de l’Université Catholique de Louvain.


Objectifs de l’animation
Les ateliers pédagogiques s’inscrivent dans la lignée des objectifs de l’exposition. C’est pourquoi ils cherchent à donner aux enseignants des outils pédagogiques pour :

1. Aborder des questions d’interculturalité de façon positive.

C’est-à-dire les aider eux et leurs élèves, à sortir des clivages (nord/sud, est/ouest, riches/pauvres,…) habituellement véhiculés notamment par les médias et dont sont chargées nos représentations. Notre objectif est d’essayer d’inverser certains regards : Regarder en quoi le sud peut apporter au Nord autant que le contraire, tenter de démonter par le jeu la pertinence d’un clivage sur base de critères uniques et trompeurs… La dynamique de ces échanges est celle de la réciprocité et de l’interdépendance.

2. Accéder à la part d’humanité qui est en chacun de nous. Au-delà de clivages et des différences, les outils apportés aident à accepter qu’entrent en classe

l’émotion, l’imaginaire sur l’autre, les représentations. Nos options pédagogiques tentent de développer une nouvelle façon de regarder l’autre notamment en osant s’approprier un peu le vécu de l’autre, en décalant sa propre vision du monde,…

3. Aborder le développement sous l’angle du dialogue. Nos animations partent de l’idée qu’il n’y a pas de développement sans dialogue.

La rencontre réelle non pas des cultures catégorisées, mais des personnes est selon nous le point de départ de toute interculturalité. Nous essayerons de favoriser les regards croisés, réciproques et le dialogue – développement.

4. Faire la place belle à nos représentations en acceptant de regarder l’autre autrement .

  1. en partant de tous les a prioris que l’on a, en les verbalisant, en donnant libre cours à ses préjugés,
  2. en conscientisant l’origine de ces pré jugés,…
  3. en favorisant une lecture la moins documentaire possible de l’autre. (Le documentaire nous met à distance, l’imaginaire peut être considéré comme une voie de rapprochement). L’imaginaire peut par contre évoluer vers une approche documentaire plus intéressante.

Nos moyens

  • La collection thématique Intermondes de la médiathèque : une approche commentée et illustrée d’extraits de la collection. Quelques films issus de la Collection INTERMONDES furent proposés dans le cadre de l’animation…
  • L’île aux fleurs, J. Furtado, Casa De Cinema, 1989, 13’
  • Lever du drapeau papou filmé par un otage, P. Simon, J. Van Den Eynden, 2002, Underworld, C.B.A., 96’
  • Divine carcasse, D. LOREAU, 1998, Carré noir, ORTB, CBA, Sindibad Films, 88’

Ces extraits furent commentés et analysés avec le groupe. Ils nous semblaient intéressants pour illustrer la collection Intermondes et refléter ce que nous entendons par nouveau regard, dialogue-développement, changement de nos représentations et toutes les ambitions interculturelles qui se cachent derrière ces terminologies.

  • Les photos de Uwe Ommer. Elles furent analysées sous un angle communicationnel et pédagogique et ont été à la base de jeux mettant en mouvement les participants.
  • Des outils appropriés pour aborder les questions d’interculturalité en classe :
  • Une sensibilisation à l’éducation par les médias
  • Une sensibilisation à l’éducation aux médias
  • Des exemples d’animation à reproduire en classe, notamment sur base des photos de Uwe OMMER

La formation fut conçue pour permettre une grande participation des enseignants. Elle se voulait à la fois participative (jeux, analyses en groupe des documents visionnés, questions/réponses avec le public) et théorique (exposés les plus illustrés possibles et guide d’accompagnement pour « mémoire » de l’atelier).
Un guide d’accompagnement a été envoyé par mail et sur support papier à tous les professeurs participants. Deux textes issus de ce guide sont prévus en publication dans La lettre des Usagers pédagogiques de la Médiathèque :

    • Thomas F., « Quelle image tu donnes ?  Et si les photos de Uwe OMMER entraient en classe ! » La lettre des Usagers pédagogiques de la Médiathèque  Numéro 3 - Juin 2003.
    • Thomas F., Que font… Que faire des médias en classe ? Quelques idées à propos de l’éducation aux médias et l’éducation par les médias …, La lettre des Usagers pédagogiques de la Médiathèque  (à paraître)

Propositions pour l’avenir
Il serait, à différents titres, souhaitable que ce dispositif de formation puisse être reproduit ultérieurement pour les usagers de la médiathèque:

    • Il semble en effet que la problématique puisse intéresser un nombre considérable d’enseignants. Ces derniers sont au quotidien confrontés à la question de la différence et de la diversité culturelle (au sens large et restreint). Les questions de réciprocité peuvent trouver place dans une dynamique de classe.
    • Les enseignants sont encore relativement peu outillés pour aborder les médias en classe. La médiathèque en leur offrant la possibilité d’accéder aux médias peut jouer un rôle intéressant dans la formation des enseignants à l’utilisation des outils qu’elle met à leur disposition. La collaboration des centres de ressources de l’enseignement est un plus.
    • La date des formations, coïncidant avec celles de l’exposition, s’est mal harmonisée avec la mise en place de projets pédagogiques : Mai est davantage le mois des évaluations et des bilans de l’année en cours que celui de projets nouveaux. C’est un mois où les enseignants sont fortement sollicités au niveau de classes et sont un peu moins en projet personnel.
    • Le dispositif de formation regroupait trois partenaires qui ont réussi à se compléter de façon intéressante tant à la satisfaction des formateurs que du public (selon les échos recueillis sur place).



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